Sud 2010- Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala

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Sud 2010-  Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala
Sud 2010-  Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala
Sud 2010-  Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala
Sud 2010-  Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala
Sud 2010-  Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala
Sud 2010-  Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala
Sud 2010-  Aperçu de la 2e Triennale d'art public de Douala
Douala a accueilli pour sa 3e édition la triennale Sud. Initié par Doual’art, cette semaine d’expositions urbaines a marqué la consécration de trois années de réflexion sur la sociologie de l’art notamment dans la ville de Douala. A partir du thème de l’eau, élément essentiel de la vitalité de la capitale économique du Cameroun, cet évènement associe traditions et contemporanéité pour le plaisir d’une déambulation artistique dans la ville. Voici une lecture de cette triennale.

L’eau, du mythe aux sociétés contemporaines.
Partons de cet événement traditionnel auquel une grande majorité de festivaliers ont assisté : la fête de l’eau. Ce moment clôture le Ngondo(1) et a lieu sur les berges du Wouri. L’artiste Billi Bidjocka (united sources of Douala) sous un angle symbolique et contemporain a choisi d’évoquer cette manifestation en installant une vingtaine de drapeaux représentant les quartiers historiques de Douala. Cette installation est le point de départ d’une historicité qui trouvera son accomplissement dans la mise en place d’une cartographie plus large recensant, entre autre, les lieux d’eaux dans la ville. Dans ce jeu entre tradition et contemporanéité, l’artiste semble questionner les habitants sur la spatialité et les temporalités de la ville. En effet, la présence des flags dans l’espace public contribue à créer une situation aux multiples facettes : spatiale (où est-ce ?), temporelle (depuis quand ?), réflexive (pourquoi ?), politique (qui a décidé ?), artistique (quel en est le genre ?), esthétique (est-ce que j’aime ?). Mais, plus largement encore, par son jeu de présence (ici) et d’absence (là), il nous aide à dessiner une inquiétude urbaine contemporaine. Aussi, ce qui m’intéresse d’emblée dans cette triénnale, c’est qu’elle met en question les approches traditionnelles de la ville de Douala, nos parcours dans la ville, et donc notre manière de vivre la ville. Ceci semble être un début de réponse à la proposition du directeur artistique Simon Njami de réfléchir sur le «nous» à savoir la ville et l’implication de chaque individu dans l’espace.
Dans certaines zones de Douala, obtenir de l’eau relève parfois d‘un véritable parcours du combattant. Si ce phénomène n’est pas spécifique à Douala, la thématique de Sud se sert de la ville comme exemple sur un problème national. L’exposition des photographes, tirée d’un atelier dirigé par Andrew Shabangu constitue un véritable corpus visuel de cette pénurie d’eau. Du reportage à la photographie d’auteur, tous les aspects d’expérimentations de l’image ont été proposés. De la proposition de ces jeunes photographes, on peut lire la mise en image d’un discours social. Cette exposition d’art et d’environnement a cet avantage d’interroger les rapports de l’homme et de la nature et de faire du promeneur la matière première de l’œuvre.

« Ars and urbis »
Les installations multiples dans la ville sont un autre temps fort de cet évènement. La ville dans sa dimension politique et architectural est l’un des espaces de prédilection du champ d’action Doual’Art. Comment investir une ville et reconfigurer son paysage par l’art ?
L’installation Parcours liquide de Christina Kubish a été l’occasion d’une expérience sensorielle. La bâtisse en ruine dans laquelle on accède, éveille chez le visiteur un sentiment d’abandon, que l’on retrouve face à de nombreux bâtiments historiques de la ville (ancien palais de justice, palais du légendaire roi Douala Manga Bell,…). Pourtant quand on y pénètre et en fonction des déplacements du spectateur, l’espace revit de manière poétique (bruits de la pluie sur le toit, enfants s’amusant autour d’un puits, chants traditionnels). Ce milieu sonore est à la fois permanent et instable. A chaque instant un événement peut éclater et nous sommes ainsi livrés à un jeu d’attente.
Du Le jardin sonore et suspendu de Lucas Grandin ou Salifou Lindou (Face à la mer) et sa douche pour les pêcheurs toutes ces installations s’inscrivent dans une durée. Des vidéos comme, vert d’eau de Maxence Denis ou encore E’Mkal (Djanga Wata) sont servies par une installation plastique. En jouant des forces sonores, visuelles et lumineuses, toutes ces œuvres sont ouvertes à toutes les synesthésies.
Les performances qui découlent des différents programmes de recherche artistique proposent une exploration parfois « absurde» de problématiques sociétales autour de l’eau.
D’autres actions sont brèves et éphémères, citons ici la performance illuminée à Bonamouti de Salifou Lindou qui nous montre la condition des habitants face à la pénurie d’eau. En se déplaçant avec une bassine lumineuse, il embarque le public dans le quat(2) et souligne son engagement.
Cet ensemble de performances (performance embouteillée du couple Fokoua, performance déambulatoire d’Eric Delphin) propose une temporalité et un rapport spécifiques, différents de ceux d’un spectacle au public. C’est aussi interroger la place de l’artiste dans la ville. La population locale a, parfois, vécu certaines de ces performances comme un véritable vaudeville. Les réactions du public face à es happenings urbains soulèvent la question de la popularisation des différentes formes d’art dans les sociétés africaines. En effet, les actions d’art en milieu urbain ne se contentent pas de faire jouer des formes et des signes reconnaissables, elles cherchent à vivifier, d’une façon ou d’une autre, les relations (potentielles, inactivées) entre les passants. À ce titre, elles jouent fort bien de l’exacerbation prévisible des jugements de goût, amenant ainsi les passants à se muer en spectateurs, puis à parler entre eux. Peut-on envisager la performance au Cameroun comme un reactivateur de lien social ?

A travers cette manifestation il s’agissait de s’interroger sur La présence de l’art au cœur de l’espace public qui se décline de multiples façons : durable ou éphémère, spectaculaire ou invisible. Les artistes, en annexant la réalité, transfigurent notre espace quotidien, sollicitent nos sens, bousculent et questionnent notre rapport à l’art, au monde et aux autres.

(1)Assemblée traditionnelle qui réunit tous les peuples côtiers, Douala, (Bassa, Bakoko, Batanga, Yabassi,...) regroupés sous le nom générique de Peuple Sawa.

(2)Quartier dans le langage poupulaire au Cameroun.

Publié par: 
Yves Chatap
8 Janvier, 2011